J’ai testé pour vous : la posturologie

posturologie

Curieux et intéressé par toutes les techniques permettant d’apprendre à mieux se connaître, je me suis récemment porté volontaire pour une séance de testing en posturologie.
Celle-ci avait lieu dans le cadre d’une formation à l’apprentissages des « signatures posturales, biomécaniques, motrices, cognitives et comportementales »  de l’école Ce2 formation et dirigée par le sympathique Anthony Bachelier, podologue DE et posturologue.

La posturologie est une discipline qui étudie la position de l’homme dans l’espace : son équilibre, sa stature, son aplomb, sa stabilité.
Elle se pratique à l’aide d’appareils de mesure spécialisés et prend en compte aussi bien la capacité de demeurer en équilibre sur ses pieds que la symétrie du corps ou la perception visuelle de l’horizontalité.
Ce n’est pas une thérapie à proprement parler, mais plutôt un outil d’analyse ou de diagnostic de l’état de santé. (1)
Selon les posturologues, beaucoup de problèmes de santé (troubles d’équilibre, des maux de tête, des vertiges et divers troubles musculosquelettiques) peuvent découler de problèmes de posture qu’on avait, jusqu’alors, du mal à diagnostiquer de façon précise.(1)
Une fois le diagnostic réalisé, le patient est orienté vers le thérapeute qui convient et qui peut être un kiné, un ostéopathe, un podologue, dentiste. etc..
La méthode peut aussi être utile dans le contexte professionnel afin de mieux décrypter le mode de fonctionnement de ses collaborateurs ou clients.

Pour en savoir un peu plus :

Les tests
toesupanddownAprès un petit questionnaire de base sur mon âge, mon activité physique, mes éventuels accidents survenus, opérations et problèmes de vues, je me suis prêté à une batterie de tests, parfois assez surprenants.
Voici les principaux :
– Test de stabilité sur 2 coussins gonflés (façon plateau de Freeman) une fois penché en avant, puis en arrière.
– Rotations des bras vers la droite puis vers la gauche.
– Position jambes fléchies avec une personne qui ‘pousse’ d’un côté, le tout avec les pieds en supination puis pronation. Même exercice avec appui sur les talons, puis les pointes de pied.
– Tests réflexe avec une balle, et un stylo à fixer, et qui change au dernier moment de trajectoire.
– Tests de verticalité ou d’horizontalité avec les bras de chaque côté puis vers le haut.
– Examen de mon regard

Ce que j’ai appris / retenu
IMG_8701Mon « profil » postural identifié par l’équipe présente, on m’a remis une carte de synthèse de ce profil. Plutôt pertinent.
Cette carte donne à la fois des informations sur mon mode privilégié de fonctionnement et d’expression, assez intéressant, cela passe dans mon cas tout d’abord par le corps, puis les mains, puis le visage et en dernier l’intellect (je ne sais comment il faut le prendre:-) ).

J’en apprends aussi aussi sur mon profil comportemental et mes sources d’énergie (grand besoin d’autonomie, notamment).
Troublant, la synthèse du testing me donne un profil extrêmement semblable à mon type de personnalité MBTI (et dont j’ai parlé ici).
D’un point de vue corporel, je découvre que j’ai plus de force en appui vers l’avant, plus de force en pronation.

jatharaparivrittiL’occasion aussi d’apprendre que, dans les mouvements de torsion sur les côtés, alors que je me trouvais intégralement raide, la raideur vient du haut de corps, et qu’il est donc préférable de travailler pour compenser via une meilleure souplesse du bas de corps, bassin, hanches et genou. Je creuse le sujet avec l’intervenant et j’ai ainsi une partie d’explications de certains problèmes de vertèbres lombaires suite à des postures de torsion poussée.
J’en profite pour poser quelques questions sur des pistes d’amélioration posturale pour certaines activités (notamment le surf) et je repars avec quelques pistes d’exercices.

En conclusion
Une courte expérience mais particulièrement riche d’enseignement et l’envie d’en apprendre d’avantage sur cette pratique, en particulier dans le cadre de l’enseignement du yoga.
Dans l’esprit du yoga adapté chaque personne que j’affectionne, j’ai trouvé là un outil de plus à creuser afin d’identifier et prendre en compte les différents types de morphologies. Cela m’incite à vous encourager, plus que jamais, à écouter et respecter votre corps dans les postures, ne pas chercher à « rentrer » dans un moule particulier et refuser toute « correction » forcée par une autre personne.
Ce qui est valable pour la posture l’est aussi pour le mode d’apprentissage, la relation aux autres et bien d’autres domaines.

Vous avez des questions, des remarques ? N’hésitez pas me les envoyer !

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Sources :
http://ada-posturologie.fr/Home.htm
(1) www.passeportsante.net
www.posturologie.com
http://www.signemotion.com/

Crédits photo :
http://growingtallerguide.com/
Caroline Cardona/L’Internaute Magazine
Signemotion.com

 

4 particularités de la pratique du Viniyoga

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Ce post est la traduction d’un article paru sur le site américain Seattle Yoga News.
J’ai pris la liberté d’en modifier le titre qui se traduisait par « 4 raisons de préférer une pratique de Viniyoga », dans le sens où, d’après moi, il n y’a pas un style de yoga mieux qu’un autre. Trouvez le vôtre !!
J’ai apprécié cet article car il fait ressortir, mieux que je n’aurais su le faire, quatre particularités du Viniyoga. Je précise que dans cet article les spécificités mises en avant le sont surtout autour de la pratique des asanas (postures) et de la respiration (pranayama). En tant que yoga classique et traditionnel, les principes sont bien sur applicables aux 8 membres du yoga.

Lien entre respiration et mouvement 
Chaque mouvement est calé sur la respiration, ce qui peut rendre chaque mouvement plus « puissant », plus conscient que dans des pratiques non orientées autour de la respiration. Certaines postures sont prises sur l’inspir, d’autres sur l’expir. La respiration peut aussi être utilisée pour faire de tous petits mouvement lorsque la position est gardée en statique.

Le mouvement puis le statique dans la posture
Les pratiquants de Viniyoga prennent la posture en dynamique avant de tenir la pose en statique. Les mouvements préparent systématiquement le corps à tenir une pose en statique en échauffant les muscles, mais aussi aident à « reprogrammer » les gestes habituels, de sorte que les élèves pratiquent de façon plus fonctionnelle, même dans les gestes du quotidien.

Adaptation
Le Viniyoga adapte la posture et la séance à l’élève, plutôt que de partir du postulat qu’il y’a une « bonne façon » de faire une posture. L’objectif est de bénéficier de la fonction de la posture choisie, plutôt que la forme. Cela signifie que deux élèves peuvent faire la même posture alors que le résultat visuel sera différent. Cela n’empêche qu’ils pourront éventuellement ressentir les mêmes effets.

Séquencement
Les enseignants de Viniyoga proposent des séances dans lesquelles chaque posture prépare la posture suivante et/ou efface les effets de la posture précédente.
Ce séquencement rend à la fois la pratique plus sûre et permet au pratiquant de rentrer plus facilement dans la posture.

viniyoga

La beauté de cette méthode tient dans le fait qu’elle s’adapte à des élèves de tout niveau – des patients allongés sur leur lit d’hôpital, aux gymnastes olympiques, en passant par les athlètes du quotidien ! Le Viniyoga peut être aussi tranquille ou intensif que tout autre style de yoga. Il prend chaque pratiquant précisément là où il est, s’adapte à son besoin précis et à ces objectifs particuliers.
Pas de pratique unique. Pas de style unique. Tout ce qui est proposé est « customisé » pour la personne en face de nous.

Article original de Tracy Weber de l’American Viniyoga Institute : 4 reasons to choose Viniyoga as your yoga practice
Merci à Lynn Crimando pour avoir posté l’article

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Crédits photo :
www.viniyoga.com
www.tripadvisor.com

Le yoga au bout des doigts : un bon livre pour découvrir les mudras

J’ai eu l’occasion de découvrir les mudras lors de mes formations de yoga, au travers de grands ‘mudras’ du corps (tadaka, viparita karani, mâha mudra), un peu moins via la position des doigts, ce que j’ai eu le temps d’approfondir récemment.

Claude Maréchal définit le mudra de la façon suivante : « Dans le langage technique du yoga, le terme mudrâ est utilisé à chaque fois qu’il est question de saisir, d’orienter puis de sceller l’énergie, c’est à dire l’enfermer à l’intérieur du corps, tout en lui permettant de circuler librement, et enfin de la concentrer »(1).
Cela désigne aussi « des attitudes corporelles, des gestes parfois particuliers où très souvent certaines parties du corps sont mises en contact entre elles. Touts ces manoeuvres ont pour but de prolonger le travail de concentration de l’énergie (prânâ) vers l’intérieur ».

Je m’intéresserai dans cet article aux mudras des doigts. Ayant eu la chance de me faire offrir 2 ouvrages sur le sujet.

mudras

Le premier est Les mudras, Le Yoga au bout des doigts de Gertuid Hirsch
En vente un peu partout et ici : LES MUDRAS. Le yoga au bout des doigts
(lien affilié).
J’aime beaucoup ce livre car l’auteur le présente d’entrée comme un outil pratique pour soi et ses proches. Gertruide Hirsch aborde le sujet avec beaucoup de simplicité, d’humour et de positif, parfois une pointe d’ésotérisme, mais prenez ce qui vous convient.

Les 65 premières pages sont une introduction sur ce que sont les mudras, comment et à quel moment les pratiquer, avec quelle respiration.

L’auteur précise que même si les mudras peuvent être pratiqués partout, il est important, pour en sentir les effets, d’être dans certaines dispositions de ‘calme intérieur’. Je cite « ainsi pouvons-nous, dans un embouteillage, une queue ou un train, d’abord installer le calme en nous, avant de pratiquer les mudras proprement dits »

Un petit test à faire avant d’aller plus loin, en page 24, convaincra les plus septiques.

IMG_8691 Focus sur les pages 48 à 55 qui expliquent la correspondance des doigts dans différents système de médecine comme l’ayurveda, les chakras, l’acupressure, les zones réflexes et les méridiens chinois.

 

 

 

Les pages 65 à 185 détaillent 52 mudras, avec pour chacun d’eux une définition, la prise de posture précise, des indications thérapeutiques, des conseils et parfois une phrase positive ou un texte en accompagnement du geste.

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L’ouvrage propose aussi plusieurs asanas et vinyasas inspirés du Hatha Yoga
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Enfin il se termine de manière aussi positive et ouverte car l’auteur incite à créer et expérimenter vos propres mudras et pose aussi la question « quand un mudra est sans effet ».

En complément de ce livre j’ai aussi reçu un jeu de cartes des Mudras.


Ce jeu est très sympa, les cartes sont cartonnées, colorées, et accompagnées d’un mini guide. A emporter dans les cours de yoga !
Le format plait visiblement aux enfants, en effet j’ai surpris ma nièce de 9 ans mimer les positions des mains les une après les autres.
En vente un peu partout et ici (environ 25€) : Les cartes des Mudras
(lien affilié)

En conclusion
2 supports intéressants (vous en trouverez plein d’autres sur internet ou en librairie) pour expérimenter une nouvelle forme de yoga, que vous pouvez pratiquer n’importe où, que vous soyez dans votre voiture ou encore alité(e). C’est ce que j’apprécie le plus dans les mudras, ils ne demande pas de place, de tenue particulière, de capacités physiques spéciales, ils sont abordables à tous, comme le yoga tel que je l’envisage.

Si vous connaissez ou découvrez les mudras, votre retour d’expérience m’intéresse !

Bon amusement

Guillaume

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Sources :
(1) Asana, mudrâ, bandha – formation ETY Viniyoga
Crédits photo :
Guillaume Ducrot Yoga ©
Amazon

Quels sports pour les Vata ?

Vous pratiquez une activité physique, un sport et vous sentez par moment que celui-ci vous épuise, vous empêche de dormir, ou simplement n’est pas celui qui vous convient le mieux ?
L’ayurveda peut vous aider dans ce sens. Selon votre constitution ayurvedique (faire un test ou se procurer un bon livre d’ayurveda), certaines activités physiques auront tendance à équilibrer, atténuer ou exacerber vos doshas dominants.

Cet article est le début d’une série et je me focaliserai aujourd’hui sur les sports et activités physiques conseillés aux VATA.

L’ayurveda appréhende le sport et l’activité physique comme des moyens de se maintenir en forme, renforcer les muscles, la densité osseuse, améliorer le sommeil, la digestion, réduire le stress. A l’issue d’une séance de sport, vous devez vous sentir alerte, plein(e) d’énergie et en forme, et non épuisé(e), sans énergie. C’est encore plus valable pour les vatas que pour les autres doshas.

« A l’issue d’une séance de sport, vous devez vous sentir alerte, plein(e) d’énergie et en forme »

Je ne suis pas spécialiste en ayurveda, je vous proposerai ici quelques pistes d’expérimentations, informations reçues pendant mes formations de Yoga, lectures et expériences personnelles. Si vous souhaitez compléter vos recherches, allez puiser dans les ressources mentionnées en bas de page.

Sport pour les vata

De corpulence fine, peu musclée, un vata est généralement frileux, sensible au froid et au vent. Il/elle est attiré(e) par la dimension artistique dans le sport mais aussi le contact avec la nature.
Souvent sujet aux fluctuations du mental, sensible aux émotions, l’activité physique bien choisie lui permet de re passer par le corps ce qui a tendance à l’apaiser.
Les vata ont une grande curiosité, un apprentissage rapide et une grand capacité d’adaptation aussi ils sont capables de pratiquer quasi tous les sports.
Cette grande curiosité les amène souvent à vouloir s’éparpiller dans leurs choix, à vouloir faire plein de choses en même temps, et à trop en faire, ce qui conduit souvent au surmenage et à l’épuisement. Ils sont naturellement attirés par des activités qui ne vont pas forcément calmer leur dosha dominant.

1. Quel(s) sports / activité(s) physiques ?
Toutes les activités qui favorisent des mouvement réguliers, calmes, fluides et qui amènent de l’ancrage à savoir :

La marche, natation à allure tranquille ***
Les Balades à vélo **
Le Yoga « doux »***, Pilates**, Taî-chi, Qi cong
L’aviron ou le canoé **
La danse
L’escalade
Le golf
Le Jardinage **
Le renforcement musculaire **

nota : moi-même vata, j’ai mis de une à trois étoiles à côté des activités que j’ai testées et pour lesquelles j’ai observé une atténuation de vata.

2. Dans quelles conditions ? A quel moment ?

barefootEn mode ‘paisible’, sans esprit de compétition. Les vata ont besoin de cadre et de régularité aussi il est conseillé de pratiquer à la même heure.
Idéalement le matin entre 6 et 10 h (c’est à ce moment là que les vata ont le plus d’énergie) Rien n’empêche de tester d’autres créneaux.
Pratiquer en pleine nature est un plus, s’il fait assez chaud c’est encore mieux, dans ce cas là profitez en pour évoluer pieds nus (humm le sable chaud).
En cas de temps froid, sec, venteux, privilégier les activités à l’intérieur sinon couvrez-vous bien.

 

 

3. Quelle durée de pratique ?

Le Vata s’ennuie et s’épuise vite, pour avoir testé plusieurs durées, je conseillerais plus ou moins 30 min.

4. A éviter

rpmToutes les activités qui vont amplifier les fluctuations déjà présentes du corps et de l’esprit ,  que ce soit au travers d’un effort trop prolongé et trop intensif, de la compétition, du bruit, du froid, du vent.

Après le sport, REPOSEZ-VOUS  et prenez soin de vous.
Micro sieste, massage à l’huile tiède, hammam et boissons chaudes sont pour vous.

Enfin, gardez en tête que ce ne sont là que des conseils ou pistes d’expérience, chaque personne est unique et à vous d’expérimenter ce qui vous convient le mieux !

Vous êtes à dominante Vata ? Quels sports pratiquez-vous ? Qu’est-ce qui vous réussit le mieux ? Votre avis m’intéresse

Au plaisir de vous lire

Guillaume

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Sources :
La santé par l’Ayurveda de Dr Frawley
ayurveda-foryou.com
www.projetenvie.com
www.chopra.com
www.mangersantebio.org

Crédits photo :
www.scgov.net
quotesgram.com

Yoga et dépression : un exemple de séance

Yoga_depression

On peut se poser la question : est-il conseillé de faire du yoga quand on souffre de dépression?

La réponse est OUI ! Plus que jamais !

La dépression est une maladie qui nous atteint à plusieurs niveaux de notre être.
Le moral, les pensées, le comportement, la santé vont être impactés.
Ces changements vont modifier le fonctionnement de notre système nerveux autonome, cela va se faire ressentir au niveau digestif, respiratoire, cardiaque, hormonal.

Gary Kraftsow nous explique que « La dépression crée un dérèglement du système sympathique/parasympathique, qui influe la manière dont nous nous sentons, sur ce que nous pensons, et comment nous nous comportons« .

Je connais Gary au travers de ses livres, articles, conférences. Formé au Viniyoga c’est un des pontes du yoga thérapeutique aux USA. J’ai eu la chance de discuter avec certains de ses élèves et enseignants lors d’un voyage à New-York.

Gary propose ici un exemple de pratique de yoga (Les indications sont en anglais, sorry)

Tout comme l’auteur, je conseille de mettre en place une petite routine quotidienne de quelques minutes. Plus que jamais il faut faire SIMPLE mais être REGULIER.

Gardez en tête qu’en yoga il n’existe pas de solution-toute-faite-qui-marche-pour-tout-le monde.
La séance évoquée ici est un exemple de pratique, vous ne risquez pas grand chose mais il se peut que cela ne vous convienne pas, rien ne remplace les conseils d’un professeurs formé.
Je conseillerai toujours de vous mettre au yoga en prenant des cours pendant un certain temps avant de pratiquer de manière autonome. Si, en raison de la dépression, vous ne vous sentez pas le courage d’affronter un cours collectif en salle, privilégiez alors des cours particuliers.

Enfin je terminerai sur une note positive, pour avoir accompagné récemment plusieurs personnes en dépression ou en situation de burn-out, après coup c’est une expérience merveilleuse, et parfois le passage obligé pour un avenir plus en phase avec soi-même.

Bonne pratique et à votre disposition pour tout échange !

Guillaume

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Crédit photo : Yoga international
Sources :
Yogainternational.com
http://www.viniyoga.com/
la-voie-de-l-ayurveda.com/

Le sol est votre ami !

shavasana
Je parle souvent dans mes cours de yoga de l’intérêt d’utiliser régulièrement le sol pour s’asseoir ou s’allonger et je suis récemment tombé sur cet excellent article : Why the ground is your friend (en anglais).
Comme l’auteur de l’article je vois plusieurs avantages à utiliser le sol au quotidien, en voici quelques uns :

1° Prise de conscience du corps
Lorsque vous vous allongez sur le sol, vous ressentez les tensions, les asymétries, l’effet miroir de cette surface plane et dure donne des informations sur ce qui fonctionne ou ne va pas dans le corps. Cet « échange » entre le corps et le sol provoque une prise de conscience qui vide la tête et amène du lâcher prise.

2° Amélioration de votre posture (et donc de votre respiration et votre digestion)
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photo : littlejoanie.com

Une bonne position – assise au sol par exemple – réduit les tensions et les blessures, elle assure aussi au corps un métabolisme et un fonctionnement optimaux. Vous observerez avec un peu d’habitude qu’on respire mieux bien assis au sol, le dos bien droit.
Autre avantage, redressé et conscient de sa posture, on est aussi plus conscient de ce qu’on mange et cela aurait un effet sur le sensation de satiété et la digestion. A tester lors de votre prochaine Sushi party !

3° Assouplissement et renforcement du corps
Les positions assises au sol renforcent la région lombaire, évitent les tensions dans le dos, renforcent les muscles profonds, améliorent la souplesse des genoux, chevilles et hanches. Dans ces postures au sol, les hanches s’ouvrent, les muscles fessiers retrouvent leur fonction.
Cela gomme en partie les effets néfastes de la positions assise sur une chaise ou en voiture.
Pas évident au début mais avec un peu de pratique régulière, les résultats sont frappants.

4° Eviter les chutes (en vieillissant)
chineseLes civilisations qui ont gardé l’habitude de vivre au sol sont beaucoup moins sujettes aux chutes, qui ont des conséquences désastreuses avec l’âge.
Essayez de vous réhabituer à vous accroupir ou vous asseoir au sol, puis vous relever, vous gagnerez en assurance et diminuerez les craintes de perdre l’équilibre.

 

 

 

 

 


5° Allonge votre espérance de vie
:-)
Une étude récente avance l’hypothèse que les personnes capables de passer de la position assise en tailleur (padmasana) à la position debout sans aide extérieure ont une espérance de vie plus longue. Faites (prudemment) le test !

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Sources :
www.huffingtonpost.com
www.centurycitypt.com
www.marksdailyapple.com/
www.mnn.com/health/
www.curejoy.com
www.thealternativedaily.com
European Journal of Preventive Cardiology

Crédit photo : Yoga Studio

Viniyoga : le yoga qui s’adapte à la personne

L’édition française de juillet/aout de Yoga Journal propose un article plutôt bien fait et clair sur le Viniyoga. L’article est complété d’une interview de Claude Maréchal, un des principaux pionniers de la pédagogie Viniyoga en Europe.
J’ai eu la chance de faire ma formation initiale ainsi que ma post-formation avec Claude.

Claude Maréchal, un pionnier du Viniyoga

Bon j’avoue à la base je ne suis vraiment pas fan de Yoga Journal, en tout cas de l’édition américaine, qui pour moi reprend les clichés du yoga tape à l’oeil, fait l’apanage des jeunes yoginis contorsionistes et des yoga stars.
J’ai découvert la version française avec ce n°3 qui m’a été prêtée par une amie (merci Coralie).

J’ai apprécié cet article dans la mesure où il reprend de façon limpide et synthétique l’esprit de la pédagogie Viniyoga en 6 points à savoir :

Personnalisation de la pratique
«C’est le yoga qui doit s’adapter à la personne, et non la personne qui doit s’adapter au yoga ».
Fort de cet adage, l’enseignant prendra en compte les attentes de l’élève, son mode de vie, ses capacités, ses limitations, son énergie du jour, le moment de la journée.
Le pratiquant apprend progressivement à adapter sa pratique (mode de vie, postures, respiration, etc…) à chaque instant et développe une certaine autonomie.
On comprendra dès lors que l’approche viniyoga était initialement conçue pour des cours particuliers et une relation « maître » à « élève ».
Les principes d’adaptation selon ses possibilités et souhaits sont bien sûr applicables dans le cadre des cours collectifs, auxquels nous sommes plus habitués en occident.

Bhavana
C’est un mot que vous entendrez souvent dans les cours de viniyoga. On l’utilise pour décrire l’intention ou le support d’attention utilisé pendant un cours de yoga.
Exemple : aujourd’hui j’ai du mal à me concentrer et à me poser => 2 exemples de bhavanas possibles : dans ma séance je vais me focaliser sur la respiration (me concentrer) et sur l’ancrage de mes pieds sur le sol dans chaque position (me poser).

Progression et équilibre
La progression s’entend dans une même posture ou un enchaînement, dans la séance, dans le temps. Cela est valable dans les autres dimensions du yoga (discipline personnelle et collective, respiration, méditation, etc).
Dans une séance d’asanas, la posture se pratique généralement en dynamique, puis en statique. Le nombre de répétitions augmente suivant la progression du pratiquant d’une séance à l’autre.
Le postures sont entrecoupées de temps d’observation ou de contre postures. Une même séance est répétée plusieurs fois.
Tout comme la progression, l’équilibre est recherché dans les séances. On pourra à la demande « déséquilibrer » intentionnellement une pratique à des fins correctives ou expérimentales.

Respiration rythmée et consciente
Les mouvements sont calés sur la respiration, et la prise de conscience des 2 apporte cet « effet yoga » et amène à des états supérieurs tels que la concentration ou la méditation.
Plus simplement, le mental se calme, la tête se vide, le corps se relâche.
De nombreuses techniques sur le souffle (pranayama) sont proposées où le pratiquant va moduler le rythme respiratoire, jouer sur l’inspir ou l’expir, compter ses respirations, boucher une ou des narines selon l’effet escompté.

Stabilité et bien-être
« Sthira sukham asanam » = La posture est ferme et aisée. C’est une de mes définitions préférée car elle tombe le mythe du yogi qui doit être souple (voir mon article ici) ou de la posture douloureuse ou forcée que j’ai observée dans certains cours.
Gerard Blitz définit la posture comme : « être fermement établi dans un espace heureux. » Joli non ?
Ce principe de stabilité et d’aisance est applicable dans tous les domaines de la vie;-).

La pratique intense et le détachement
J’aurais tendance à remplacer « Intense » (qui pourrait être mal interprété) par « persévérante » ou « régulière ».
Le yoga, si vous voulez que cela marche, c’est un tout petit peu de théorie et beaucoup de pratique régulière, en confiance, sur une certaine durée, pour en percevoir les effets.

J’ajouterai pour conclure que le Viniyoga est une approche traditionnelle du yoga (elle reprend les 8 membres du yoga) et que c’est un yoga accessible à tous. 

J’espère que ces quelques lignes vous auront aidé à mieux comprendre l’esprit viniyoga.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les faire parvenir, je me ferai un plaisir d’y répondre, dans la limite de mes connaissances.

Vous pouvez retrouver cet article en commandant le magazine auprès de votre buraliste habituel ou sur www.boutiqueyogi.com.

Pour aller plus loin dans la découverte du viniyoga, l’article conseille plusieurs livres, je recommande ci-dessous ceux que j’ai déjà lu.
En voici une sélection (liens affiliés) :

Yoga-Sutra de Patanjali – Miroir de soi – Bernard Bouanchaud

Le yoga : Un Eveil spirituel

Planning des cours collectifs de yoga 2015-2016

photo (5)

Veuillez trouver ci-dessous le planning des cours collectifs de yoga pour l’année 2015-2016

Jeudi
10h15 à 11h30 – Sainghin en Mélantois (59)
Cours collectif / Gymnastique volontaire. Pas de cours pendant les vacances scolaires.

19h00 à 20h15 – Lille (59)
Cours collectif – Yoga Equilibre. YogaLite
Plus d’infos

Vendredi
10h à 11h – Mons en Baroeul (59)
Cours collectif. Association YOTA. Pas de cours pendant les vacances scolaires.

Contactez-moi pour toute question ou inscription sur ces cours ou sur les cours particuliers à domicile ou collectifs en entreprise.

De nouveaux cours sont susceptibles de voir le jour courant septembre.

A bientôt !

Guillaume

Témoignage : j’ai testé le « playa yoga » avec Guillaume Ducrot

Yoga sur la plage - Yoga et sur Espri Surf Longeville

De retour de son séjour Surf et Yoga chez Esprit Surf (Longeville sur mer / Vendée) où je donnais des cours de yoga à même le sable, Coralie m’a envoyé ce sympathique témoignage de son expérience.
Merci à elle, plusieurs passages m’ont fait sourire, je me permets de le partager avec vous :

« 3 bonnes raisons de s’y mettre de Bray-Dunes à Bali ! »

Le spot
La plage, c’est la plus belle salle outdoor du monde : c’est spacieux, c’est aéré, ça ne sent pas les pieds. Tu as de la place pour dérouler ton tapis ta serviette et tu peux ouvrir les deux bras sur les côtés sans risquer de gifler ton voisin ou ta voisine. Cerise sur le chichi, tu as une vue panoramique sur l’océan et le ciel pour plafond.
Tu inspires le vent, tu expires ton stress (100 fois mieux qu’ailleurs), le bruit des vagues rythme la séance et tu es bien. Ceci dit, on est là pour faire du yoga, pas de la bronzette. Ton corps doit s’adapter à la salle : le sable est meuble, les galets ont parfois envie de te casser les pieds mais savent aussi te proposer une façon différente de tenir l’équilibre.
En position assise, le sable est une merveille pour ton popotin. En position allongée, libre à toi de revoir ton confort en aplanissant le sable à loisir. Guillaume est compréhensif…

Le prof
Guillaume Ducrot – look sweat-shirt et shortboard, jambes velues et pieds nus dans le sable – est souriant, le visage ouvert et le regard zen… ça fait du bien tout de suite.
Il est sérieux mais a toujours un bon mot rigolo pour dérider un front anxieux ou t’inviter à tester une posture « faune et flore » avec le sourire : posture du chat, du chien tête en haut ou tête en bas, du corbeau, du cobra, du sphinx, de l’autruche, du chameau, de la tortue, de l’arbre, de la montagne… Et là, je me dis « ouf », je ne suis pas obligée de me mettre au Sanskri sur babbel.com, je comprends tout et c’est ludique !
L’autre bonne nouvelle, c’est que le reste de l’année, Guillaume donne des cours à Lille, je vais pouvoir continuer mon exploration du Viniyoga, indoor cette fois…

Le viniyoga
Commençons par citer Krishnamacharya (1888-1989 j’ai compté, ça fait 101 ans), comme ça, l’air de rien : « Ce n’est pas la personne qui doit s’adapter au yoga, c’est le yoga qui doit s’adapter à la personne ». Tout l’esprit du Viniyoga tient dans cette phrase !
Voilà pourquoi Guillaume commence la séance par te demander comment ça va, comment tu te sens, si tu as mal quelque part, si tu as des souhaits particuliers (le Bhavana). Le pauvre, je lui ai rabattu les oreilles avec des « j’ai mal au cou, j’ai les épaules en vieux bois flotté »…
Après cet échange bienveillant et un petit temps d’observation, l’enchaînement des postures (Asanas) peut commencer, à ton rythme et sans copier le voisin ou la voisine. Guillaume guide, conseille, propose des variations d’intensité d’une posture en fonction de tes envies ou de tes capacités du jour. « On teste, on voit, on adapte », dit-il souvent. Avec le Viniyoga de Guillaume, pas de folklore, ni prière. Mais juste une envie d’être attentif à soi et à ce qui nous entoure.
Les enchaînements de posture, les exercices sur le souffle et relaxations varient, on ne s’ennuie pas, on ne cherche pas la performance, on ne se sent pas nul(le) ou ridicule (quoique des fois si quand même…), on reste à l’écoute de son corps, de sa respiration, de son mental, et finalement, on progresse sans douleur, les yeux fermés ou rivés sur l’océan, au choix… Vivement la prochaine séance !

Crédit photo : Guillaume Ducrot ©

 

Yoga et surf à Longeville sur mer – Vendée

yoga sur la plage

L’école Esprit Surf à Longeville sur mer propose du 19 au 31 juillet 2015 des cours / stages de Yoga et Surf.
Ici les 2 pratiques sont enseignées dans un même état d’esprit : plaisir, accessibilité, sensations, découverte de soi au travers du corps et de l’esprit,en contact avec la nature.

Les cours de yoga – Viniyoga sont accessibles à tous, doux et progressifs. Pour débutants ou pratiquants avancés. Ce yoga traditionnel englobe toutes les facettes de la discipline : étude de soi, rapport aux autres, postures, respiration, relaxation, méditation.
A la demande et selon vos attentes, l’accent peut être mis sur tel ou tel aspect de la pratique.

Surfeur/se grand(e) débutant(e) ou aguérri(e) ? Le yoga est un excellent complément. Pratiqué avant ou après une session, il permet d’assouplir et de renforcer le corps, développe l’équilibre et participe à une meilleure récupération.
La prise de conscience des mouvements et de la respiration amène à être dans l’instant présent une fois dans l’eau, connecté à soi et à l’environnement changeant.
Enfin il amène à la découverte et au respect de soi, des autres et de la nature.

Yoga + surf, yoga ou surf seuls, cours collectifs ou particuliers, choisissez la formule qui vous convient !

esprit surfInfos, tarifs et réservation sur www.espritsurf.net
ou contacter Corinne au 07 80 50 47 02.
Esprit Surf, plage du Rocher, 85560 Longeville sur Mer – Vendée

 

Crédit Photo : tripadvisor.com