J’ai testé pour vous : la posturologie

posturologie

Curieux et intéressé par toutes les techniques permettant d’apprendre à mieux se connaître, je me suis récemment porté volontaire pour une séance de testing en posturologie.
Celle-ci avait lieu dans le cadre d’une formation à l’apprentissages des « signatures posturales, biomécaniques, motrices, cognitives et comportementales »  de l’école Ce2 formation et dirigée par le sympathique Anthony Bachelier, podologue DE et posturologue.

La posturologie est une discipline qui étudie la position de l’homme dans l’espace : son équilibre, sa stature, son aplomb, sa stabilité.
Elle se pratique à l’aide d’appareils de mesure spécialisés et prend en compte aussi bien la capacité de demeurer en équilibre sur ses pieds que la symétrie du corps ou la perception visuelle de l’horizontalité.
Ce n’est pas une thérapie à proprement parler, mais plutôt un outil d’analyse ou de diagnostic de l’état de santé. (1)
Selon les posturologues, beaucoup de problèmes de santé (troubles d’équilibre, des maux de tête, des vertiges et divers troubles musculosquelettiques) peuvent découler de problèmes de posture qu’on avait, jusqu’alors, du mal à diagnostiquer de façon précise.(1)
Une fois le diagnostic réalisé, le patient est orienté vers le thérapeute qui convient et qui peut être un kiné, un ostéopathe, un podologue, dentiste. etc..
La méthode peut aussi être utile dans le contexte professionnel afin de mieux décrypter le mode de fonctionnement de ses collaborateurs ou clients.

Pour en savoir un peu plus :

Les tests
toesupanddownAprès un petit questionnaire de base sur mon âge, mon activité physique, mes éventuels accidents survenus, opérations et problèmes de vues, je me suis prêté à une batterie de tests, parfois assez surprenants.
Voici les principaux :
– Test de stabilité sur 2 coussins gonflés (façon plateau de Freeman) une fois penché en avant, puis en arrière.
– Rotations des bras vers la droite puis vers la gauche.
– Position jambes fléchies avec une personne qui ‘pousse’ d’un côté, le tout avec les pieds en supination puis pronation. Même exercice avec appui sur les talons, puis les pointes de pied.
– Tests réflexe avec une balle, et un stylo à fixer, et qui change au dernier moment de trajectoire.
– Tests de verticalité ou d’horizontalité avec les bras de chaque côté puis vers le haut.
– Examen de mon regard

Ce que j’ai appris / retenu
IMG_8701Mon « profil » postural identifié par l’équipe présente, on m’a remis une carte de synthèse de ce profil. Plutôt pertinent.
Cette carte donne à la fois des informations sur mon mode privilégié de fonctionnement et d’expression, assez intéressant, cela passe dans mon cas tout d’abord par le corps, puis les mains, puis le visage et en dernier l’intellect (je ne sais comment il faut le prendre:-) ).

J’en apprends aussi aussi sur mon profil comportemental et mes sources d’énergie (grand besoin d’autonomie, notamment).
Troublant, la synthèse du testing me donne un profil extrêmement semblable à mon type de personnalité MBTI (et dont j’ai parlé ici).
D’un point de vue corporel, je découvre que j’ai plus de force en appui vers l’avant, plus de force en pronation.

jatharaparivrittiL’occasion aussi d’apprendre que, dans les mouvements de torsion sur les côtés, alors que je me trouvais intégralement raide, la raideur vient du haut de corps, et qu’il est donc préférable de travailler pour compenser via une meilleure souplesse du bas de corps, bassin, hanches et genou. Je creuse le sujet avec l’intervenant et j’ai ainsi une partie d’explications de certains problèmes de vertèbres lombaires suite à des postures de torsion poussée.
J’en profite pour poser quelques questions sur des pistes d’amélioration posturale pour certaines activités (notamment le surf) et je repars avec quelques pistes d’exercices.

En conclusion
Une courte expérience mais particulièrement riche d’enseignement et l’envie d’en apprendre d’avantage sur cette pratique, en particulier dans le cadre de l’enseignement du yoga.
Dans l’esprit du yoga adapté chaque personne que j’affectionne, j’ai trouvé là un outil de plus à creuser afin d’identifier et prendre en compte les différents types de morphologies. Cela m’incite à vous encourager, plus que jamais, à écouter et respecter votre corps dans les postures, ne pas chercher à « rentrer » dans un moule particulier et refuser toute « correction » forcée par une autre personne.
Ce qui est valable pour la posture l’est aussi pour le mode d’apprentissage, la relation aux autres et bien d’autres domaines.

Vous avez des questions, des remarques ? N’hésitez pas me les envoyer !

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Sources :
http://ada-posturologie.fr/Home.htm
(1) www.passeportsante.net
www.posturologie.com
http://www.signemotion.com/

Crédits photo :
http://growingtallerguide.com/
Caroline Cardona/L’Internaute Magazine
Signemotion.com

 

Le yoga au bout des doigts : un bon livre pour découvrir les mudras

J’ai eu l’occasion de découvrir les mudras lors de mes formations de yoga, au travers de grands ‘mudras’ du corps (tadaka, viparita karani, mâha mudra), un peu moins via la position des doigts, ce que j’ai eu le temps d’approfondir récemment.

Claude Maréchal définit le mudra de la façon suivante : « Dans le langage technique du yoga, le terme mudrâ est utilisé à chaque fois qu’il est question de saisir, d’orienter puis de sceller l’énergie, c’est à dire l’enfermer à l’intérieur du corps, tout en lui permettant de circuler librement, et enfin de la concentrer »(1).
Cela désigne aussi « des attitudes corporelles, des gestes parfois particuliers où très souvent certaines parties du corps sont mises en contact entre elles. Touts ces manoeuvres ont pour but de prolonger le travail de concentration de l’énergie (prânâ) vers l’intérieur ».

Je m’intéresserai dans cet article aux mudras des doigts. Ayant eu la chance de me faire offrir 2 ouvrages sur le sujet.

mudras

Le premier est Les mudras, Le Yoga au bout des doigts de Gertuid Hirsch
En vente un peu partout et ici : LES MUDRAS. Le yoga au bout des doigts
(lien affilié).
J’aime beaucoup ce livre car l’auteur le présente d’entrée comme un outil pratique pour soi et ses proches. Gertruide Hirsch aborde le sujet avec beaucoup de simplicité, d’humour et de positif, parfois une pointe d’ésotérisme, mais prenez ce qui vous convient.

Les 65 premières pages sont une introduction sur ce que sont les mudras, comment et à quel moment les pratiquer, avec quelle respiration.

L’auteur précise que même si les mudras peuvent être pratiqués partout, il est important, pour en sentir les effets, d’être dans certaines dispositions de ‘calme intérieur’. Je cite « ainsi pouvons-nous, dans un embouteillage, une queue ou un train, d’abord installer le calme en nous, avant de pratiquer les mudras proprement dits »

Un petit test à faire avant d’aller plus loin, en page 24, convaincra les plus septiques.

IMG_8691 Focus sur les pages 48 à 55 qui expliquent la correspondance des doigts dans différents système de médecine comme l’ayurveda, les chakras, l’acupressure, les zones réflexes et les méridiens chinois.

 

 

 

Les pages 65 à 185 détaillent 52 mudras, avec pour chacun d’eux une définition, la prise de posture précise, des indications thérapeutiques, des conseils et parfois une phrase positive ou un texte en accompagnement du geste.

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L’ouvrage propose aussi plusieurs asanas et vinyasas inspirés du Hatha Yoga
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Enfin il se termine de manière aussi positive et ouverte car l’auteur incite à créer et expérimenter vos propres mudras et pose aussi la question « quand un mudra est sans effet ».

En complément de ce livre j’ai aussi reçu un jeu de cartes des Mudras.


Ce jeu est très sympa, les cartes sont cartonnées, colorées, et accompagnées d’un mini guide. A emporter dans les cours de yoga !
Le format plait visiblement aux enfants, en effet j’ai surpris ma nièce de 9 ans mimer les positions des mains les une après les autres.
En vente un peu partout et ici (environ 25€) : Les cartes des Mudras
(lien affilié)

En conclusion
2 supports intéressants (vous en trouverez plein d’autres sur internet ou en librairie) pour expérimenter une nouvelle forme de yoga, que vous pouvez pratiquer n’importe où, que vous soyez dans votre voiture ou encore alité(e). C’est ce que j’apprécie le plus dans les mudras, ils ne demande pas de place, de tenue particulière, de capacités physiques spéciales, ils sont abordables à tous, comme le yoga tel que je l’envisage.

Si vous connaissez ou découvrez les mudras, votre retour d’expérience m’intéresse !

Bon amusement

Guillaume

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Sources :
(1) Asana, mudrâ, bandha – formation ETY Viniyoga
Crédits photo :
Guillaume Ducrot Yoga ©
Amazon

Yoga et dépression : un exemple de séance

Yoga_depression

On peut se poser la question : est-il conseillé de faire du yoga quand on souffre de dépression?

La réponse est OUI ! Plus que jamais !

La dépression est une maladie qui nous atteint à plusieurs niveaux de notre être.
Le moral, les pensées, le comportement, la santé vont être impactés.
Ces changements vont modifier le fonctionnement de notre système nerveux autonome, cela va se faire ressentir au niveau digestif, respiratoire, cardiaque, hormonal.

Gary Kraftsow nous explique que « La dépression crée un dérèglement du système sympathique/parasympathique, qui influe la manière dont nous nous sentons, sur ce que nous pensons, et comment nous nous comportons« .

Je connais Gary au travers de ses livres, articles, conférences. Formé au Viniyoga c’est un des pontes du yoga thérapeutique aux USA. J’ai eu la chance de discuter avec certains de ses élèves et enseignants lors d’un voyage à New-York.

Gary propose ici un exemple de pratique de yoga (Les indications sont en anglais, sorry)

Tout comme l’auteur, je conseille de mettre en place une petite routine quotidienne de quelques minutes. Plus que jamais il faut faire SIMPLE mais être REGULIER.

Gardez en tête qu’en yoga il n’existe pas de solution-toute-faite-qui-marche-pour-tout-le monde.
La séance évoquée ici est un exemple de pratique, vous ne risquez pas grand chose mais il se peut que cela ne vous convienne pas, rien ne remplace les conseils d’un professeurs formé.
Je conseillerai toujours de vous mettre au yoga en prenant des cours pendant un certain temps avant de pratiquer de manière autonome. Si, en raison de la dépression, vous ne vous sentez pas le courage d’affronter un cours collectif en salle, privilégiez alors des cours particuliers.

Enfin je terminerai sur une note positive, pour avoir accompagné récemment plusieurs personnes en dépression ou en situation de burn-out, après coup c’est une expérience merveilleuse, et parfois le passage obligé pour un avenir plus en phase avec soi-même.

Bonne pratique et à votre disposition pour tout échange !

Guillaume

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Crédit photo : Yoga international
Sources :
Yogainternational.com
http://www.viniyoga.com/
la-voie-de-l-ayurveda.com/

Le sol est votre ami !

shavasana
Je parle souvent dans mes cours de yoga de l’intérêt d’utiliser régulièrement le sol pour s’asseoir ou s’allonger et je suis récemment tombé sur cet excellent article : Why the ground is your friend (en anglais).
Comme l’auteur de l’article je vois plusieurs avantages à utiliser le sol au quotidien, en voici quelques uns :

1° Prise de conscience du corps
Lorsque vous vous allongez sur le sol, vous ressentez les tensions, les asymétries, l’effet miroir de cette surface plane et dure donne des informations sur ce qui fonctionne ou ne va pas dans le corps. Cet « échange » entre le corps et le sol provoque une prise de conscience qui vide la tête et amène du lâcher prise.

2° Amélioration de votre posture (et donc de votre respiration et votre digestion)
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photo : littlejoanie.com

Une bonne position – assise au sol par exemple – réduit les tensions et les blessures, elle assure aussi au corps un métabolisme et un fonctionnement optimaux. Vous observerez avec un peu d’habitude qu’on respire mieux bien assis au sol, le dos bien droit.
Autre avantage, redressé et conscient de sa posture, on est aussi plus conscient de ce qu’on mange et cela aurait un effet sur le sensation de satiété et la digestion. A tester lors de votre prochaine Sushi party !

3° Assouplissement et renforcement du corps
Les positions assises au sol renforcent la région lombaire, évitent les tensions dans le dos, renforcent les muscles profonds, améliorent la souplesse des genoux, chevilles et hanches. Dans ces postures au sol, les hanches s’ouvrent, les muscles fessiers retrouvent leur fonction.
Cela gomme en partie les effets néfastes de la positions assise sur une chaise ou en voiture.
Pas évident au début mais avec un peu de pratique régulière, les résultats sont frappants.

4° Eviter les chutes (en vieillissant)
chineseLes civilisations qui ont gardé l’habitude de vivre au sol sont beaucoup moins sujettes aux chutes, qui ont des conséquences désastreuses avec l’âge.
Essayez de vous réhabituer à vous accroupir ou vous asseoir au sol, puis vous relever, vous gagnerez en assurance et diminuerez les craintes de perdre l’équilibre.

 

 

 

 

 


5° Allonge votre espérance de vie
:-)
Une étude récente avance l’hypothèse que les personnes capables de passer de la position assise en tailleur (padmasana) à la position debout sans aide extérieure ont une espérance de vie plus longue. Faites (prudemment) le test !

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Sources :
www.huffingtonpost.com
www.centurycitypt.com
www.marksdailyapple.com/
www.mnn.com/health/
www.curejoy.com
www.thealternativedaily.com
European Journal of Preventive Cardiology

Crédit photo : Yoga Studio

J’ai testé pour vous : la respiration consciente / rebirth

J’ai récemment testé la technique du rebirth, dont j’avais entendu parler depuis longtemps. La séance a eu lieu à Lille, guidée de main de maître par la pétillante Mathilde, coach de vie.
Mathilde commence le rendez-vous par un entretien et échange autour d’une problématique de mon choix. Une première heure où on fait donc plutôt travailler l’intellect, l’objectif est d’affiner et de mettre des mots sur le sujet choisi, par un jeu de questions/réponses bienveillantes.
La seconde partie de la séance fait davantage participer le corps et le souffle ; allongé confortablement, avec un rythme respiratoire particulier (proche d’un pranayama viloma en yoga), les idées et concepts évoqués lors de l’entretien prennent une dimension physique. Intéressant quand on trop tendance à intellectualiser, et qu’on ne trouve pas de solutions.
L’expérience est très intéressante et probante. Je pense que j’aurais pu creuser davantage le sujet choisi en me « lâchant » un peu plus .. peut-être pour une prochaine séance !

Mathilde, peux tu nous expliquer en quoi consiste la respiration consciente/rebirth et qui l’a lancée ?

La technique du Rebirth, aussi appelée « Respiration Consciente », a été lancée par Leonard Orr dans les années 60 aux Etats-Unis.
Une bonne tasse de thé à la main, une séance se déroule comme ceci :
– 1 heure d’entretien, pour identifier et lever les blocages inconscients qui nous empêchent d’avancer, d’être pleinement heureux, zen… On peut partir d’une situation contrariante vécue ou de l’envie de changer quelque chose dans sa vie (par exemple : un de mes collègues m’énerve beaucoup, j’ai envie d’être moins affecté par la critique, etc)
– 1 heure de respiration allongée, pour intégrer ces changements de conscience en profondeur, au niveau émotionnel et physique, au-delà du mental (car souvent, nous avons compris les changements mais nous avons du mal à les appliquer).
La séance se finit bien sûr par un temps d’échange sur le vécu de la séance de respiration et un grand sourire aux lèvres :)

Dans quels cas cette technique peut s’avérer utile ?

– Lors de contrariétés professionnelles ou personnelles : le Rebirth permet de prendre beaucoup de recul et de se simplifier la vie !
– En cas de souci relationnel : vous apprendrez à vous connaître, vous comprendre et donc à comprendre l’autre
– Si vous aspirez à une « autre vie » et que vous sentez que quelque chose vous bloque
– Pour toute personne qui aspire à être plus sereine et ressentir encore plus de bonheur au quotidien !

Combien de séances sont nécessaires pour observer les effets ?

On sent réellement les effets dès la première séance ! Toute séance permet d’avancer, de se libérer…Si possible, un cycle de 10 séances permet de faire un véritable travail en profondeur, pour changer les habitudes bien ancrées !
Maintenant, il n’y a plus qu’à essayer :)

IMG_8843 - lightMathilde Forget
Coach de vie personnelle & professionnelle

Des cours de cirque à la place du sport à l’école !

circus

C’est l’idée lancée et testée depuis 2012 par un délégué à la jeunesse australien qui anime désormais une troupe qui se produit un peu partout.
Initialement pensée pour les aborigènes australiens, Ludo Dumas a commencé à mettre le cirque au programme du collège local, et les effets se ressentent rapidement :
« L’entrainement au cirque requiert de l’entrainement, une répétitions régulière des même tours, et de la concentration. Dans une interview qu’il a donné, il rapporte que les équipes éducatives du collège ont remarqué une augmentation du degré d’attention des élèves.
Auparavant leur capacité d’attention était de 10 minutes. Les élèves sont désormais capable de rester concentrés jusqu’à 2 heures en cours d’anglais et 1h30 en cours de maths.
Le corps enseignant a aussi observé une meilleure estime de soi, respect des autres et une capacité à travailler ensemble. Ces résultats sont attribués aux activités de jonglage et autres acrobaties qui, bien que ludiques, demandent beaucoup d’attention. »

« Des parents ont aussi expliqué s’être tournés vers le cirque pour aider leur enfants dans la gestion d’un large spectre de pathologies : scolioses, troubles de l’attention avec hyperactivité, autisme, problèmes fonctionnels et nerveux, difficultés d’apprentissage, timidité, introversion, troubles de l’humeur et dépression. »

Vous pouvez lire l’article original ici (en anglais) :

Merci à Frodo Santini pour le lien !

Crédit photo : www.npywc.org.au/2014/02/ninja-circus/

Le Modèle Paléo par Mark Sisson

Je souhaitais cette semaine vous parler d’un des livres qui m’a le plus marqué et intéressé ces derniers temps.
Il s’agit de Le modèle Paléo, traduction de l’ouvrage The primal blueprint de Mark Sisson, sorti il y a plusieurs années.
Il m’avait été recommandé récemment mais, pas très convaincu, il m’a fallu être confronté à la nécessité de changements alimentaires pour m’y pencher sérieusement.

L’auteur est un ex-marathonien, qualifié pour les séries olympiques dans les années 80.
Ses recherches sur un mode de vie et une alimentation alternatifs ont commencé quand il est arrivé au constat suivant : lors de ses dernières années de compétition à un niveau mondial, considéré comme un athlète ‘en forme’, il essuyait de plus en plus de pathologies et blessures: ostéoarthrose, tendinites à répétition, infections pulmonaires, etc..

Le « courant Paléo » dont fait partie Mark prône un retour à un mode de vie et une alimentation qui se rapprochent de celui de nos ancêtres du paléolithique à savoir un comportement de chasseur cueilleur, avant l’avènement de l’agriculture et de l’élevage.

L’alimentation

Concernant l’alimentation, le Paléo va à l’encontre des discours d’état type « céréales à tous les repas », « les produits laitiers .. », et des conseils de votre généraliste (pour l’anecdote si ce dernier est de l’ancienne école, il n’a jamais eu un seul cours de nutrition;  je ne l’invente pas, l’un d’entre eux me l’a dit).

Un petit coup d’oeil à la pyramide ‘paléo’ pose tout de suite la tendance:

Paleo-food-pyramid

La base de l’alimentation comprend tout ce qui se chasse, pêche ou cueille, à savoir dans l’ordre: les protéines animales, les graisses saturées, puis les légumes, ensuite les bonnes graisses, végétales et animales (pas toutes), enfin les fruits, tubercules et noix, et pour finir les petits plaisirs (vin rouge, chocolat) et les épices.

Vous remarquerez que le sucre et les céréales ont disparu de la pyramide. Ce modèle peut donc convenir aux personnes intolérantes au gluten ou qui ont dû faire une croix sur le glucose.

Ma naturopathe m’a récemment fait la remarque que mon petit déjeuner ressemblait au modèle paléo. En effet, après avoir abandonné les viennoiseries, pain confiture et céréales, je prends désormais le matin une part de protéines, des légumes ou des fruits, des noix. Et bizarrement, plus de « coup de pompe » une heure après !

Là où je reste un peu sur ma faim concernant le livre (sans jeu de mot) est qu’il ne propose pas beaucoup d’alternatives pour les personnes qui mangent peu ou pas de protéines animales (pour des raisons éthiques, écologiques, financières ou de santé).

Il vous revient dès lors de vous renseigner sur les aliments végétaux qui apportent un bon apport en protéines. De même, si on suit à la lettre les préconisations du livre, les protéines animales sont présentes à tous les repas, ce qui d’après moi a tendance à acidifier l’organisme et, à long terme, n’est pas très écologique.

L’activité physique

Premier point sur lequel je m’y retrouve concernant l’activité physique / sportive, je pense comme l’auteur que l’activité physique à forte dose et haute intensité relève plus de la pathologie que de l’état de ‘forme’.
J’ai réalisé, pour avoir fait quelques années de compétition, que le sportif est la plupart du temps surentraîné et sujet à des séquelles physiques et traumatismes dus aux efforts répétés et prolongés.
De même, le sport de compétition en équipe, même s’il a des aspects positifs (discipline, confiance en soi, lien social, etc) impose un cadre rigide et des horaires d’entraînements fixes, et ce quelque soit votre état de forme ou votre niveau d’énergie.
Enfin j’ai remarqué que le sport à haute dose demande du ‘combustible’, que beaucoup de personnes prennent sous forme de sucres lents, qui génèrent des fluctuations de la glycémie, des fringales, et donnent envie de re-manger, d’où prise de poids alors qu’on s’entraîne, etc. Tout cela je l’ai vécu, et le livre en parle.

La devise de Mark : Bougez, courez, soulevez !
Si c’est en pleine nature et pieds nus, c’est encore mieux !

paleoista-bare-foot

A quoi ressemble une semaine « Paléo » :
– 2 à 5 heures d’activité physique à une allure très modérée (marche, vélo, escalier)
– 2 séances par semaine de 30 min d’exercices physiques simples mais intenses
– Quelques sprints tous les 10 jours.

L’auteur encourage à faire ces exercices dans un état d’esprit ludique, avec beaucoup de spontanéité et créativité !
Pas envie d’y aller aujourd’hui ? Ne faites rien. Vous débordez d’énergie ? Ajoutez-en un peu.
Ce qui me plait : des enchaînements simples, des séances courtes, et surtout : l’écoute de son corps et de ses sensations !
fitlife

Les quelques exercices et enchaînements de base (on parle ici d’EPM : mouvements paléo essentiels tels que pompes, flexions ou tractions)  peuvent se faire n’importe où et sans matériel.

EPM-paleo

Hygiène de vie

Plus qu’un régime, le mode de vie paléo est vraiment global et, chose intéressante, l’auteur insiste aussi sur l’importance d’une vie équilibrée entre alimentation, activité physique, sommeil (comme moi, l’auteur est un partisan convaincu de la micro-sieste de 20-30min), jeu et même exposition raisonnée au soleil.

En conclusion

Je trouve que ce livre est une vraie bouffée d’air frais, dans le sens où il propose une alternative aux discours habituels, certes à la sauce américaine, mais je pense qu’il est bon de piocher quelques trucs ici et là.
Les principaux intérêts que j’y vois sont une prise de conscience de notre manque d’exercice physique, une façon ludique de se remettre à bouger, à acheter ou faire pousser local, à cuisiner et manger plus sainement, en écoutant les réactions de notre organisme.

Les plus :
– Ouvrage accessible à tous
– Un livre qui incite à du ‘mieux’ plutôt qu’à du ‘plus’.
– La démarche est globale

Les moins :
– Certains passages peuvent être un peu techniques pour le grand public (tout le monde n’est pas biologiste moléculaire)
– Manque des propositions pour les personnes qui seraient tentées par le modèle et qui ne mangent pas ou peu de viande/poisson.
– L’accent n’est pas assez mis sur la reprise progressive d’une activité physique et sur l’échauffement préalable aux séances de sprint.

Le livre coûte environ 20€ et se vend un peu partout ainsi que sur Amazon : Le modèle paléo (lien affilié)

Adepte du paléo ou sceptique ? Votre avis m’intéresse !

Crédits photos :
www.paleohacks.com
www.paleoista.com
fitlifeproject.com

 

La préparation aux examens grâce aux techniques de Yoga

bac-yogaLe passage d’un examen (Baccalauréat, concours d’entrée, rattrapage) ressemble à une finale de Roland Garros !
La technique (les connaissances), l’entrainement régulier (les révisions), l’hygiène de vie (alimentation et le sommeil) sont essentiels.
Le dernier point qui fera du jour J une réussite est la gestion du mental et des émotions.
On a beau s’être préparé/entraîné toute l’année, il faut être bon le jour de l’épreuve et ne pas se laisser submerger par le stress de l’enjeu.

Le yoga est une discipline idéale dans ces périodes stressantes d’examen, il permet de tempérer et maîtriser les émotions et la peur, grâce à des techniques simples à réaliser, accessibles à tous et que vous pourrez re faire par vous même, avant et pendant l’épreuve !

« Le yoga est l’arrêt des perturbations du mental »

Je vous propose, au travers de cours particuliers de yoga* en 1 ou plusieurs séances, de découvrir des techniques pour apprendre à :
– Travailler la confiance en soi
– Bien respirer pour calmer les émotions
– Prendre conscience du corps, le redresser et l’ouvrir
– Se focaliser et porter toute l’attention sur l’instant présent
– Faire des petits breaks essentiels pendant les révisions ou entre les examens

Contactez-moi pour toute question, renseignement sur les cours ou les tarifs.

Guillaume Ducrot
Professeur certifié de yoga Viniyoga et formé aux techniques de yoga dans l’éducation auprès du RYE

* Il est possible d’organiser des cours en petits groupes.
Nota : l’âge minimum requis pour les cours est de 18 ans

Crédit photo : www.atlantico.fr

Se soigner autrement, reportage et débat sur France 5

Il est assez rare qu’une chaîne de télévision sorte un reportage traitant des pratiques et médecines alternatives sans les tourner en dérision ou tirer dessus à boulet rouge.
J’ai apprécié celui-ci, ainsi que le débat qui s’en est suivi, car il offre un discours plutôt apaisé et les 2 ‘camps’ (Médecines conventionnelle et alternative) qui sont parfois extrêmement opposés discutent enfin, d’accord sur le fait que ces approches se complètent, pour le plus grand bien du patient.
Il est de plus très didactique et explique simplement les différentes disciplines, ainsi que les ponts qui existent entre elles (Qi et Prana, similarités entre médecines chinoise et ayurveda).

Les 4 citations que je retiendrai de ce documentaire et de l’échange :

« Le but c’est de retrouver la fluidité de quand on était gamin« . Un professeur de Qi gong en hôpital.

« Arrêter de mettre en conflit médecine conventionnelle et médecines alternatives, et plutôt travailler l’alliance des 2« . Une cancérologue

« La meilleur définition de la santé est celle de l’OMS en 1948, c’est la santé du corps, la santé de l’esprit, et la santé de la relation« . Professeur Joyeux.

« On sait ce qu’est un organe malade, mais il faudrait qu’on apprenne à la fac ce qu’est un sujet malade« . Un médecin, lors du débat qui a suivi le documentaire.

Ce reportage est disponible gratuitement en Replay pendant 7 jours sur le site de France 5, prochaine re diffusion le 12 juin.

se-soigner-autrement

Et vous, qu’utilisez-vous pour vous soigner autrement ?
Dites moi ce que vous en pensez, vos commentaires sont les bienvenus !

Sans gluten : un peu de tolérance envers les intolérants !

champ-de-ble

Cela fait 4 mois que j’ai supprimé le gluten de mon alimentation suite à des examens et analyses sérologiques, après une année chargée en allergies de tout type, vraisemblablement dues à des intolérances alimentaires. Le résultat est assez impressionnant.
Du point de vue de l’Afdiag, de la médecine conventionnelle, des gastro entérologues français, de la presse et des médias, je suis identifié comme … rien du tout.
En effet, en France, soit on est coeliaque ou allergique, soit on est « rien ».

Nos amis anglo-saxons et notamment américains, qui sont bien plus en avance que les français sur le sujet, reconnaissent davantage les différents niveaux de réaction au gluten.
On parle en effet aux USA de sensibilité, hypersensibilité au gluten, et depuis quelques années de NCGS (Non Celiac Gluten Sensitivity).
Les dernières études sur le sujet démontrent que les symptômes peuvent être exactement similaire, à la différence que la maladie coeliaque est une maladie auto-immune, qui détruit progressivement les villosités de l’intestin.

« L’intolérance au gluten est une maladie où les personnes présentent des symptômes liés au contact avec le gluten, qui ne se distinguent peut-être pas de la maladie coeliaque, mais ne causent pas de lésions de l’intestin » Docteur Daniel Leffler.

La question de la perméabilité intestinale semblait longtemps réservée à la maladie coeliaque (étude de 2011) mais les dernières recherches prouvent que les 2 pathologies sont concernées pas la perméabilité et que le gluten rend l’intestin perméable chez tout le monde.

Pour mieux comprendre

– Le gluten, c’est quoi ?

Gluten _AboutLe gluten est un composé protéique issu du lavage à l’eau d’une farine de céréales telle que le blé. Il est composé de plusieurs protéines dont les principales sont la gliadine et la gluténine.
Pour des raisons de rendement, la teneur en gluten des céréales actuelles (surtout le blé) a fortement augmenté à force de croisement et sélections lors des 50 dernières années.
Excellent liant, le gluten est désormais présent dans la plupart des préparations industrielles (gâteaux, biscuits, chocolat) et parfois là où on ne l’attend pas (charcuterie, médicaments, boissons, infusions, lait infantile).
Vous le trouverez parfois sur les étiquettes sous les appellations : dextrose, amidon, malt, épaississant, etc.

La sensibilité, hypersensibilité ou Intolérance (non coeliaque)

Si vous observez depuis longtemps des symptômes gastro-intestinaux tels que ballonnements, constipation, gêne abdominale mais aussi des manifestations neurologiques, migraines, fatigue chronique, anxiété, dépression, sans en trouver la cause et après avoir écarté d’autres pathologies, il est envisageable de se pencher sur la question du gluten. En cas du suspicion, il va falloir passer par des analyses.
Ne comptez pas sur votre généraliste, à moins qu’il ait déjà été confronté à ce cas, pour détecter la pathologie, orientez-vous plutôt vers un homéopathe ou naturopathe.

Quand les examens sanguins n’ont pas révélé d’anticorps anti-transglutaminase IgA, la maladie coeliaque est écartée. Les résultats peuvent montrer une présence d’anti-corps anti gliadine (mon cas), qui confirme une sensibilité.

La maladie coeliaque

Il s’agit d’une maladie auto immune, causée par l’ingestion de gluten. Elle provoque une forte atrophie des villosités de l’intestin, et une inflammation, entraînant de nombreux troubles et douleurs gastro-intestinaux, une malabsorption des nutriments, vitamines et minéraux.
Des tests sanguins servent à la détecter via l’analyse du taux d’anticorps IgA dirigés contre la transglutaminase. Si le test est positif il est complété d’un examen endoscopique pour confirmer le diagnostic.
Le diagnostic est parfois long à établir (en moyenne 9 ans aux USA, 12 ans au Canada) car la pathologie est peu connue.

L’allergie au gluten

Dès l’ingestion de gluten, la personne manifeste de suite des symptômes tels qu’un oedème de Quincke, éruptions cutanées, qui surviennent souvent pendant un effort physique.

Mode (et mythes)

sans-gluPas une semaine ne passe sans lire ici et là des magazines ou blogs qui vantent les mérites du « régime sans gluten », sous des prétextes de santé, beauté et minceur.
Les stars s’y mettent, l’industrie suit, et puis de plus en plus de monde s’y colle, tout comme on se mettait il y’a quelques année au régime DU*** ou au régime pamplemousse, avec tous les risques qu’entraîne l’éviction d’un aliment ..
Au passage, les détracteurs mettent dans le même panier les personnes diagnostiquées ou coeliaques ou  intolérantes, et ces dernières passent pour snobs ou orthorexiques.
Le phénomène génère aussi quelques fantasmes, au Royaume-unis, 20% de la population pense être coeliaques alors que la proportion de personnes atteintes est de 1 à 2% comme en France.

En conclusion

Pourquoi je parle de tolérance dans le titre ? Parce que je pense qu’il faut respecter les personnes qui ont fait des choix concernant leur alimentation. Le choix leur a parfois été imposé. Personnellement j’adore manger une tranche de pain, une pizza ou boire une bonne bière de temps en temps (surtout si elle est brassée par mon frère :-) ) mais je sais qu’en cas d’écart, les jours qui suivent vont être terribles.
Et quand bien même une personne souhaiterait prendre telle ou telle direction alimentaire, qui n’engage qu’elle, par conviction, éthique ou toute raison qui lui permette d’être en phase avec elle même, dans la mesure où le choix est mûri,  je trouve sage de le respecter.
Ce que je retiens de ces changements ? Surtout des points positifs, cela m’a amené à encore plus cuisiner moi-même, découvrir de nouveaux aliments, à lire dans le détail les étiquettes des produits, à privilégier les aliments non transformés, bios quand cela vaut le coup, sinon de proximité, et à mieux me connaitre.
Et non, cela ne nuit pas à la sociabilité, à aucun moment cela ne m’a empêché de sortir au restaurant, de me faire inviter ou de recevoir.
Désormais c’est devenu un réflexe de demander aux convives s’il y’a des choses qu’ils ne mangent pas. Sans faire de chichi ni de menu exclusif.

Bon appétit ! Vos commentaires et réactions sont les bienvenus. !

Guillaume

Sources :
www.celiac.com/
www.passeportsante.net
www.afdiag.fr
www.homeophyto.com
www.entrepatients.net
www.huffingtonpost.fr/sz-berg/maladie-coeliaque-gluten_b_1889187.html
www.thierrysouccar.com/
www.perten.com/fr/Produits/Glutomatic/A-propos-du-gluten/
www.celiaccentral.org/non-celiac-gluten-sensitivity/introduction-and-definitions/